Transfert du trafic des marchandises
sur le rail: OUESTRAIL dénonce le démantèlement
de l'offre
L'association OUESTRAIL – pour
des liaisons ferroviaires performantes – s'oppose à la
réduction massive des prestations de l'entreprise
CFF Cargo. A l'occasion de son colloque d'automne organisé vendredi à Chavornay,
les représentants de l'office fédéral
des transports, de CFF Cargo, des transports routiers
et de l'Initiative des Alpes ont exposé leur
position dans ce dossier devant une septantaine de
personnes. Pour le président d'OUESTRAIL et
Conseiller aux Etats Pierre-Alain Gentil, il est absurde
de démanteler les prestations de CFF Cargo alors
même que les objectifs de transfert du trafic
des marchandises sur le rail sont plus que jamais compromis.
Delémont, le 4 novembre 2005. Pour
son colloque d'automne de vendredi à Chavornay,
l'association OUESTRAIL avait choisi le transfert du
trafic des marchandises sur le rail comme thème
de débat. Un débat qui a pris un relief
tout particulier avec l'annonce par CFF Cargo une semaine
plus tôt d'un démantèlement massif
de ses prestations, une mesure qui va en sens inverse
des efforts réalisés afin de transférer
le trafic des marchandises de la route sur le rail.
En vertu de la "Loi fédérale du
8 octobre 1999 visant à transférer sur
le rail le trafic de marchandises à travers les
Alpes" le nombre de courses annuelles pour le trafic
lourd de marchandises à travers les Alpes ne devrait
pas dépasser 650'000 au plus tard en 2009. Or
aujourd'hui la diminution du trafic routier est enrayée
alors que nous en sommes à plus d'un million de
courses.
Diverses mesures ont été proposées
par les conférenciers invités. Le vice-président
de l'ASTAG Jean-Daniel Faucherre propose l'introduction
d'une taxe sur le transit alpin afin de ne pas pénaliser
le trafic interne. Le représentant de l'Initiative
des Alpes Georges Darbelley plaide pour l'introduction
d'une bourse du transit alpin. Ce système consisterait à plafonner
le volume du trafic et à vendre les droits de
transit aux enchères. Quant au représentant
de CFF Cargo Adrian Keller, il estime que la législation
pénalise le trafic marchandises sur rail.
Pour le Président d'OUESTRAIL et Conseiller aux
Etats Pierre-Alain Gentil, l'attitude de CFF Cargo constitue
une véritable déroute. Outre le démantèlement
prévu, comment se fait-il que les clients de CFF
Cargo très souvent ne reçoivent pas les wagons
commandés? OUESTRAIL souhaite une entreprise innovante
et offensive afin de conquérir la clientèle
en lui offrant une véritable alternative à la
route. En investissant dans des installations de transbordement
modernes, performantes et fiables, CFF Cargo pourrait,
comme certaines études le démontre, absorber
l'essentiel du trafic pour les distances de plus de 100
kilomètres. Une telle politique se traduirait par
une meilleure rentabilité du rail et une réduction
bienvenue du trafic des camions.
Renseignements
complémentaires:
Pierre-Alain Gentil, Président OUESTRAIL et Conseiller
aux Etats (079 250 37 11) et Jean-Claude Hennet, secrétaire
général OUESTRAIL (032 423 39 15 et 079 250 86 64) |