Trafic marchandises: gros risques
de report sur la route selon une enquête d'OUESTRAIL
OUESTRAIL, l'association
de défense des intérêts ferroviaires
de Suisse occidentale, a effectué une enquête
auprès d'une soixantaine de clients de CFF Cargo.
Pour la plupart, ces clients étaient menacés
de ne plus être desservis par CFF Cargo, malgré le
fait que la desserte par rail soit une condition de
survie pour certaines entreprises. Suite à la
vague de protestations qui a suivi l'annonce du projet
FOCUS de réduction des prestations par CFF Cargo,
la plupart de ces clients bénéficieront
finalement d'une solution de rechange. Mais la colère
gronde et les risques sont grands de voir de plus en
plus d'entreprises se tourner vers la route pour transporter
leurs marchandises
Delémont, le 6 mars 2006. Pour
OUESTRAIL, l'association de défense des intérêts
ferroviaires de Suisse occidentale, CFF Cargo a pris
un risque considérable en annonçant à fin
octobre 2005 la réduction de près de la
moitié des points de service permettant le transport
des marchandises par le rail. Cette annonce a levé un
vent de panique auprès de la clientèle
des CFF. Devant l'ampleur des critiques, CFF Cargo a
en grande partie dû revoir son projet de démantèlement.
Ainsi, si le réseau de base passe bel et bien
de 510 à 323 points de service, le nombre de solution "flexibles",
estimé à 50 dans le projet original, s'élève
finalement à 170. OUESTRAIL souligne toutefois
que dans la solution "flexible", le point de
service est bel et bien supprimé, même si
la desserte du client concerné est maintenue.
Il s'agit donc d'avantage d'un sursis que d'une solution
durable. De l'aveu même de CFF Cargo, le projet
FOCUS dans sa version définitive aura pour effet
d'engendrer plus de 100'000 trajets supplémentaires
par camion chaque année.
L'enquête réalisée par OUESTRAIL
auprès d'une soixantaine de clients de CFF Cargo
met en évidence un mécontentement grandissant
avec à la clé une tentation réelle
de passer à la route.
Pour l'association OUESTRAIL, une telle évolution
serait en totale contradiction avec les objectifs de
transfert de la route au rail du trafic marchandises.
Aujourd'hui déjà, la tendance n'est pas
favorable au rail. Ce dernier achemine à peine
un quart des 26 milliards de tonnes-kilomètres
transportées chaque année en trafic interne
et sa part de marché ne cesse de diminuer au profit
de la route.
Le Conseiller d'Etat vaudois François Marthaler,
Président de la Conférence des Directeurs
des transports de Suisse occidentale (CTSO), a souligné les
effets indésirables d'une telle évolution:
engorgements routiers, pollution de l'air, bruit et insécurité routière.
Quant au Président de l'association OUESTRAIL et
Conseiller aux Etats Pierre-Alain Gentil, il s'est prononcé en
faveur de conditions cadres permettant au rail de concurrencer
efficacement la route sur le plan des tarifs (problème
du coût des sillons). Il a également demandé à CFF
Cargo de se montrer résolument conquérant
notamment par l'innovation et un meilleur service à la
clientèle.
Renseignements
complémentaires:
Pierre-Alain Gentil, Président OUESTRAIL et Conseiller
aux Etats (079 250 37 11); François Marthaler, Conseiller
d'Etat du canton de Vaud (079 750 75 26) et Jean-Claude Hennet,
secrétaire général OUESTRAIL (032 423 39 15 et 079 250 86
64)
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