Pour les cantons de Suisse occidentale,
le raccordement aux TGV est indispensable et urgent
Delémont, le 10 novembre 2003.La
Conférence des transports de Suisse occidentale
(CTSO) accepte avec réserve le message du Département
fédéral de l’Environnement, des
Transports, de l’Energie et de la Communication
(DETEC) relatif au projet de raccordement de la Suisse
orientale et occidentale au réseau ferroviaire
européen à grande vitesse. La CTSO, qui
regroupe les Conseillers d'Etat et Ministre responsables
des transports des Cantons de Berne, Fribourg, Genève,
Jura, Neuchâtel, Valais et Vaud estime que ces
aménagements ferroviaires sont indispensables
et urgents. Pour la CTSO, le projet soumis à consultation
est en net retrait par rapport aux engagements pris
antérieurement.
Depuis plusieurs années déjà,
les sept cantons réunis au sein de la Conférence
des transports de la Suisse occidentales (BE, FR, GE,
JU, NE, VS et VD) s’expriment d’une seule
voix en matière d’aménagements ferroviaires.
Cette unanimité est particulièrement forte
pour ce qui concerne le raccordement de la Suisse occidentale
au réseau ferroviaire européen à grande
vitesse. La CTSO demande à cet égard un
traitement équitable des différents accès
de la Suisse occidentale au résau ferroviaire
européen à grande vitesse. Dès lors,
la CTSO, tout en soutenant avec force l'amélioration
des liaisons Paris-Bâle et Paris-Genève,
s'oppose avec vigueur à une vision qui se limiterait à ces
deux axes et insiste sur la nécessité de
conserver à long terme une troisième porte
d'entrée TGV en Suisse: celle de l'Arc jurassien
central, aujourd'hui desservie par les trains de Lyria
Paris-Lausanne/Berne. La réintroduction de liaisons
performantes entre Belfort et Bienne par Delémont,
ainsi qu'entre Genève et le Valais par le sud
du Léman permettra de constituer un véritable
réseau. Ces différentes portes d'entrée
sont à même d'offrir à long terme
de bonnes liaisons franco-suisses à l'ensemble
de la région frontalière tout en répartissant
de manière optimale la charge de trafic, évitant
ainsi les problèmes de surcharge des infrastructures.
La CTSO rappelle par ailleurs que les cantons de Suisse
occidentale ont largement approuvé, en votation
populaire de novembre 1998, le financement des infrastructures
ferroviaires. Il n’y a donc plus lieu de remettre
en cause ces dernières. Dès lors, la CTSO
- accepte la réalisation en deux phases des
projets concernant la Suisse occidentale à condition
que le Conseil fédéral s’engage à soumettre
aux Chambres le deuxième crédit d’engagement
avant fin 2007 et à réaliser des mesures
pour la totalité du crédit voté par
le peuple en 1998 ;
- soutient la réalisation aussi rapide que
possible de la ligne du Haut-Bugey et les mesures entre
Genève et Bellegarde ;
- s’oppose à la concentration du trafic
sur Bâle et Genève et exige des mesures
permettant de maintenir à long terme une offre
TGV Paris-Lausanne/Berne par l'Arc jurassien central ;
- demande l’augmentation de 140 millions de
francs du premier crédit d’engagement
pour permettre la réalisation d'aménagements
entre Berne et Neuchâtel et la création
de l'interligne Bienne-Belfort ;
- demande l’intégration en deuxième
phase de la réhabilitation de la ligne Sud-lémanique;
- insiste sur la nécessité de ne pas
perdre de vue l'amélioration des liaisons vers
l'Italie (notamment l'achèvement complet du
Loetschberg/Simplon) et vers Lyon-Barcelone.
La CTSO rappelle que les sept cantons membres représentent
une population de près de 3 mio d’habitants
qui entend bénéficier des atouts d’un
réseau ferroviaire performant et ouvert sur l’Europe.
Ces aménagements sont de plus indispensables pour
que le rail puisse jouer pleinement son rôle aux
côtés de la route et de l’avion. Enfin,
il y a urgence si la Suisse ne veut pas laisser passer
le train du réseau ferroviaire européen
qui se met en place actuellement.
Renseignements
complémentaires:
Jean-Claude Hennet, secrétaire général
CTSO
032 423 39 15 (lundi 10 novembre: 079 250 86 64)
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